Articles

Irene Ong est la femme qui se cache derrière les pâtisseries Peranakan du restaurant True Blue.

Irene Ong, la discrète Nyonya des « Pineapple Tarts »

Irene Ong est la femme qui se cache derrière les pâtisseries Peranakan du restaurant True Blue. ©St Francis Enterprise

Irene Ong est la femme qui se cache derrière les pâtisseries Peranakan du restaurant True Blue. ©St Francis Enterprise

C’est dans sa cuisine, chez elle, à l’abri des regards indiscrets qu’Irene Ong prépare ses tartelettes à l’ananas. Elle préfère cuisiner seule et loin de l’effervescence du restaurant pour lequel elle travaille, True Blue, situé sur Armenian Street. Une façon pour elle de conserver sa précieuse recette qu’elle tient de ses grandes-grandes tantes et qu’elle a depuis améliorée au point d’en avoir deux pour contenter tout le monde.

La première recette typiquement Peranakan (la culture Peranakan provient du mariage de la culture chinoise et de la culture malaise) est croustillante avec des croisillons qui ornent le dessus de la mignardise. C’est celle-ci qui figure sur la carte des desserts du restaurant. La seconde plus moelleuse, et donc plus riche en beurre est préparée uniquement en vue des célébrations du Nouvel An chinois. Alors chaque année, durant le mois qui précède les festivités, Irene Ong s’affère en cuisine dès 5 heures du matin –et jusqu’à 22 heures- pour confectionner sans relâche chacune de ses 6.000 tartelettes à l’ananas, faites à la main et vendues –la plupart sur commande- à True Blue Space, le café attenant au restaurant Peranakan du même nom.

Pour le blogueur et critique gastronomique singapourien Seth Lui, les « Pineapple tarts » de True Blue figurent en tête de son classement des meilleures tartelettes à l’ananas de Singapour. « Les tartelettes à l’ananas (…) sont minces, larges et moelleuses. En plus de cela, la confiture d’ananas est dense et dégage une saveur douce et forte. La croûte qui s’effrite doucement avec la confiture d’ananas donne un goût légèrement contrasté qui fait ressortir l’essence de la délicatesse », peut-on lire sur le site Internet www.sethlui.com.

Et c’est en effet avec beaucoup de délicatesse que Nyonya Irene – c’est ainsi que l’on appelle les femmes Peranakan– s’adonne à ce qui est devenue sa passion. « J’ai grandi avec ma grand-mère et ses deux sœurs, elles faisaient souvent de la pâtisserie donc j’ai appris grâce à elles », explique Irene Ong. Et de poursuivre, « quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai commencé à préparer mes tartelettes à l’ananas et à faire mes propres ajustements. Au moment du Nouvel An chinois, je les vendais à mes collègues de bureau qui étaient ravis d’avoir des gâteaux pas chers. »

Depuis, Irene Ong continue de décorer soigneusement chaque tartelette une à une et de préparer elle-même sa confiture à l’odeur si parfumée. Elle coupe, presse et écrase près d’une centaine d’ananas avant d’y ajouter notamment de la cannelle et des clous de girofle. Vêtue d’un kebaya, la tenue brodée traditionnelle Peranakan, la Singapourienne de 63 ans a le sens du travail et du détail.

Les tartelettes à l'ananas, un savoir-faire gardé secret par Irene Ong. ©St Francis Enterprise

Les tartelettes à l’ananas, un savoir-faire gardé secret par Irene Ong. ©St Francis Enterprise

Ce n’est pas tant sa recette mais son savoir-faire et son procédé minutieux qui sont un secret. « Les gens veulent m’aider mais je sais qu’ils veulent juste ma recette. Moi, je veux la garder au sein de ma famille, confie-t-elle. Je n’ai pas de fille, je n’ai qu’un fils alors on me demande ce que je vais en faire de ma recette mais je réponds que je dois y réfléchir. Quand je serai plus âgée, peut-être que je la donnerai à ma belle-fille ou à mes nièces… », s’amuse-t-elle. Outre les tartelettes à l’ananas, Irene Ong confectionne également d’autres pâtisseries traditionnelles Peranakan telles que les Kueh Bangkek (cookies de tapioca à la noix de coco) ou le Sugee Cake (gâteau à base de semoule)…

Une fois passées les fêtes du Nouvel An chinois, la cousine du Chef du restaurant True Blue, Benjamin Seck, se consacrera à son autre passion : la scène. Nyonya Irene est aussi actrice sur les planches et devant la caméra.

 

 

"Double Happiness" de Justin Lee

L’exposition Instant Fame met à l’honneur le Pop Art singapourien

"Double Happiness" de Justin Lee

« Double Happiness » de Justin Lee

A l’occasion du festival « Singapore Art Week », le Pop Art est mis à l’honneur au Visual Arts Centre de Dhoby Ghaut.

Pour la première fois à Singapour, l’exposition « Instant Fame, the best of Pop Art in Singapore », présente dans un même espace les œuvres de plusieurs artistes locaux. Une trentaine de tableaux et quelques objets signés Andre Tan, Justin Lee, Leo Liu Xuanqi, Billy Ma, Stefanie Hauger, TR853-1 (TraseOne) et Iskander Walen sont ainsi exposés au Visual Arts Centre de Dhoby Ghaut jusqu’au 22 janvier.

Le Pop Art est un courant encore discret à Singapour. Selon Keng Hock Pwee, l’un des organisateurs de l’exposition, environ une dizaine d’artistes en auraient fait leur spécialité. « A Singapour, les artistes de Pop Art sont à la fois influencés par la culture populaire de l’Ouest et de l’Est et utilisent dans leur œuvres les images qu’ils voient autour d’eux », explique le propriétaire de la galerie Utterly Art.

C’est ainsi par exemple que le Singapourien Andre Tan s’inspire de personnages de dessins animés japonais comme Hello Kitty, Doraemon ou Astroboy et détourne en même temps le célèbre logo de la marque Visa.

"Her World" d'Andre Tan

« Her World » d’Andre Tan

« L’humour, raconte Keng Hock Pwee, est aussi beaucoup utilisé à Singapour par les artistes pour faire passer leur message ». Comme le fait Leo Liu Xuanqi avec son petit canard jaune ou encore le taggeur TraseOne avec ses selfies.

"Life is beautiful" de Leo Liu  Xuanqi

« Life is beautiful » de Leo Liu Xuanqi

Pour Iskander Walen, l’autre organisateur de l’événement et exposant lui-même, « ces artistes peuvent concurrencer les meilleurs artistes dans le monde ». « Singapour est un pays jeune, plus jeune que le Pop Art et ce mouvement tend à se développer ici à un très haut niveau, avec des technologies de pointe », poursuit-il. Et d’ajouter, « Singapour comme le Pop Art sont fascinés par les mêmes choses : les marques, les célébrités, la société de consommation… »

"Instant Fame" d'Iskander Walen

« Instant Fame » d’Iskander Walen

Le public semble de plus en plus enthousiaste et réceptif. « Au cours de la dernière décennie, l’intérêt pour toutes les formes d’arts a significativement augmenté à Singapour -grâce à l’afflux de foires et d’événements autour de l’art », explique l’un des artistes de l’exposition, Andre Tan. « Je suppose que le Pop Art est pour le public attractif et facile à comprendre, à assimiler et à accepter », conclut-il.

 

Tiger and Thylacine

« Treasures of the Natural World », une merveille d’exposition

Tiger and Thylacine

Un Tigre et un Thylacine. ©Marina Bay Sands

C’est un voyage dans le temps à la découverte des plus beaux trésors de la nature qu’offre la nouvelle exposition « Treasures of the Natural World » qui vient d’ouvrir ses portes à l’ArtScience Museum.

Environ 200 pièces de collection d’une richesse scientifique inestimable appartenant au Natural History Museum de Londres sont exposées jusqu’au 29 avril prochain dans le célèbre musée à la fleur de lotus. Certaines sont même présentées pour la première fois en Asie, comme une collection de coléoptères que le naturaliste britannique Alfred Russel Wallace a recueillis lors d’une expédition à Singapore, en Malaisie et en Indonésie au 19ème siècle.

 

©Marina Bay Sands

Squelette d’un tigre à dents de sabre. ©Marina Bay Sands

Parmi ces divers trésors, on trouve un extrait manuscrit du livre « De l’origine des espèces » écrit par Charles Darwin ainsi que la tortue de compagnie du naturaliste mais aussi une tête de girafe empaillée, les plus longues cornes du monde d’un buffle d’eau, le squelette d’un tigre à dents de sabre, un chat momifié ou encore un fragment de météorite et une améthyste que l’on dit maudite… Bref, des objets uniques qui racontent l’histoire de notre planète, de notre humanité.

 

Le célèbre Dodo de l'île Maurice. ©Marina Bay Sands

Le célèbre Dodo de l’île Maurice. ©Marina Bay Sands

« L’exposition emmène les visiteurs dans un voyage de découverte, à travers les siècles, depuis le siècle des Lumières au 18ème siècle jusqu’à nos jours, montrant comment les premiers explorateurs, les collectionneurs et les scientifiques ont révolutionné notre compréhension de la nature », précisent les organisateurs.

Mais ces joyaux de la nature ancienne nous interpellent au présent. « Treasures of the Natural World » veut enfin donner à ses visiteurs l’envie d’apprécier les trésors de la nature qui nous entoure aujourd’hui. Pour que l’Odyssée continue…

 

Exposition "Witness to War: Remembering 1942". ©National Museum of Singapore

Une exposition pour se souvenir de l’année 1942 à Singapour

Exposition "Witness to War: Remembering 1942". ©National Museum of Singapore

Exposition « Witness to War: Remembering 1942″. ©National Museum of Singapore

Jusqu’au 25 mars 2018, le National Museum of Singapore commémore le 75ème anniversaire de la capitulation de Singapour face aux Japonais avec l’exposition « Witness to War : Remembering 1942 ».

1942, Singapour connaît l’une des années les plus sombres de son histoire, en tombant aux mains des Japonais, après une semaine de combats sanglants. La colonie britannique ayant tout juste capitulé est alors placée sous occupation japonaise pendant trois ans et prend le nom de Syonan-To, qui signifie « Lumière du Sud » en japonais.

75 ans après, les souvenirs douloureux sont encore ancrés dans la mémoire des familles singapouriennes. Mais avant qu’ils ne tombent dans l’oubli, le National Museum of Singapore a voulu les capter, les figer et les faire entendre. Cette nouvelle exposition « Witness to War : Remembering 1942 » rend ainsi hommage aux survivants et aux vétérans qui racontent avec beaucoup de pudeur leurs terribles histoires.

Des témoins de la Seconde Guerre mondiale raconte leurs souvenirs de l'année 1942. ©National Museum of Singapore

Des témoins de la Seconde Guerre mondiale racontent leurs souvenirs de l’année 1942. ©National Museum of Singapore

Parmi les dizaines de témoignages, on retient notamment celui de Mr. Mani qui se souvient d’avoir cherché à se mettre à l’abri des bombardements avec sa famille, lorsque lui et sa sœur ont été blessés. Sur la route qui les conduisait à l’hôpital, les deux enfants –à l’époque- ont été séparés et Mr. Mani n’a jamais plus revu sa sœur.

Des témoignages tous émouvants et puissants que l’on peut lire, écouter ou voir dans l’enceinte de cette exposition. Le Musée a également placé des cartes postales à la disposition des visiteurs qui souhaiteraient écrire à ces rescapés de guerre, à ces témoins vivants. C’est un dialogue entre le passé et le présent qui se crée, comme pour mieux se souvenir et commémorer.

 

L'épée du Lieutenant-Général Tomoyuki Yamashita est pour la première fois présentée à Singapour. ©National Museum of Singapore

L’épée du Lieutenant-Général Tomoyuki Yamashita est pour la première fois présentée à Singapour. ©National Museum of Singapore

Le Musée met en avant des objets à fortes valeurs historiques qui témoignent aussi du passé. Et parmi les 130 éléments disposés figurent un canon anglais intégré dans une installation de sons et lumières, un drapeau de l’Union Jack avec des inscriptions japonaises, des uniformes de soldats mais surtout l’épée qui appartenait au Lieutenant-Général Tomoyuki Yamashita à la tête de l’Armée japonaise lors de la bataille de Singapour en 1942 et qui est présentée pour la première fois à Singapour.

 

Singapour vue par Benjamin Martinie. ©Tolt

Changer l’image de Singapour auprès des Français de l’Hexagone: l’objectif d’une campagne vidéo

Singapour vue par Benjamin Martinie. ©Tolt

Singapour vue par Benjamin Martinie. ©Tolt

Et pour cela, c’est un Français, Benjamin Martinie alias TOLT, qui est derrière la caméra.

Cinq vidéos d’une minute pour changer l’image que les Français ont de Singapour, voici le défi relevé l’été dernier par le photographe et réalisateur français, Benjamin Martinie alias Tolt.

C’est en effet une enquête réalisée par l’Office du Tourisme de Singapour en France qui a montré que les Français avaient de la Cité-Etat une image associée au « business », à « l’expatriation » ou au « luxe ». Loin d’une réalité singapourienne verdoyante, multiculturelle et gastronomique. « Toutes nos actions de communication visent à changer l’image de Singapour pour que celle-ci soit plus adaptée à la réalité », explique l’Office du Tourisme de Singapour à Paris.

Et pour casser ces idées-reçues, qui de mieux donc que Tolt, spécialisé dans la réalisation de courts-métrages sur des destinations méconnues ? En effet, ce jeune Français s’est fait un nom ou plutôt un surnom grâce à ses récits de voyage version moderne qui défont les clichés. En mai 2016, il publie sur les réseaux sociaux une vidéo intitulée « Don’t go to Iran ». Evidemment c’est du second degré. Et avec ce titre provocateur et ces images pleines de vie, Tolt énonce les cinq raisons pour lesquelles « vous pourriez vivre le meilleur voyage de votre vie ». Le film de trois minutes a été vu plus d’un million de fois sur la chaîne YouTube « Tolt around the World ». Et depuis d’autres épisodes de cette web-série « Don’t go to… » ont été mis en ligne, notamment sur la Finlande et l’Algérie.

Tolt réalise donc avant l’été cinq vidéos sur Singapour destinées uniquement au marché français et diffusées de juin à fin juillet sur Facebook. Afin de déconstruire les clichés sur la Cité-Etat, quelques thèmes ont été mis en avant dans ces clips : « Singapour, une ville aseptisée et sans culture ? », « Singapour, pas authentique et sans saveur ? », « Singapour, juste du béton et des gratte-ciels ? », « Singapour, seulement pour les voyages d’affaires ? ». Le 5ème opus donne quant à lui une vision plus générale du pays.

Aériennes, accélérées ou ralenties, ces images révèlent toute la diversité et la richesse de Singapour.

« Je pense que ma « marque de fabrique » réside surtout dans le point de vue adopté dans mes vidéos, explique Benjamin Martinie. J’essaye toujours de me situer entre publicité institutionnelle -qualité de l’image, du montage- et témoignage personnel -images authentiques, spontanées et proches des populations locales dans la mesure du possible ». Avant d’ajouter, « c’est sûrement ce qui permet aux spectateurs de s’identifier et se projeter ».

Au total, les vidéos ont été vues plus de 3,5 millions de fois en cumulé. Un résultat dont l’Office du Tourisme de Singapour en France se réjouit, en espérant que les futurs touristes français envisageront désormais de rester à Singapour plus que le temps d’une courte escale.

 

Les vidéos ci-dessous sont également disponibles sur la page Facebook Singapour Le Mag:

« Singapour, une ville aseptisée et sans culture ? »  https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1695938210417385/

« Singapour, pas authentique et sans saveur ? »

https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1653303134680893/

« Singapour, juste du béton et des gratte-ciels ? »  https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1622865087724698/

« Singapour, seulement pour les voyages d’affaires ? »  https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1591417190869488/

 

Entrée de la "Battle Box" à Fort Canning Hill. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

« Battlebox », le musée n°1 à Singapour selon TripAdvisor

Entrée de la "Battle Box" à Fort Canning Hill. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

Entrée de la « Battlebox » à Fort Canning Hill. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

Alors que Singapore commémore cette année le 75ème anniversaire de la prise de Singapour par les Japonais en 1942, la « Battlebox » dédiée à la Seconde Guerre mondiale reçoit le prix du premier musée à visiter attribué par les voyageurs habitués du site TripAdvisor.

Le site de conseils aux voyageurs a révélé hier son classement des 10 musées de Singapour à visiter. Pour la première fois, le bunker de la Seconde Guerre mondiale, appelé « Battlebox », figure en tête du Travellers’s Choice Awards de l’année 2017 qui est le prix décerné par TripAdvisor à partir des commentaires des voyageurs. Le musée souterrain apparaît également 14ème des musées d’Asie à visiter, selon le même site.

L’ancien centre de commandement britannique situé à Fort Canning Hill est un lieu devenu historique. C’est là que, le 15 février 1942 -date dont Singapour commémore le 75ème anniversaire cette année- le Lieutenant-Général britannique Arthur Percival décide de se rendre face aux Japonais, après une semaine de combats intenses sur l’île.

Le musée retrace ainsi le déroulé de ce qui a été pour les Anglais « le pire désastre et la plus grande capitulation de l’histoire britannique », selon les termes employés par le Premier ministre anglais de l’époque, Winston Churchill.

En 1945, après la reddition de l’armée japonaise, les Anglais décident de sceller le bunker qui tombe alors dans l’oubli pendant plusieurs décennies. Ce n’est qu’en 1988 que la « Battlebox » est redécouverte.

 

A l'intérieur du bunker de la Battle Box. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

A l’intérieur du bunker de la Battlebox. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

L’avis des voyageurs

Aujourd’hui, le bunker devenu un musée organise des visites guidées tous les jours à certaines heures précises (http://www.battlebox.com.sg). C’est une « belle reconstitution historique de la bataille de Singapour avec des mannequins; l’atmosphère moite et humide permet de se rendre compte des conditions de l’époque », voici le commentaire laissé par une Française sur TripAdvisor. « Le musée n’est pas très grand mais très bien entretenu et les salles avec les mannequins de cires sont extrêmement bien reconstituées et réalistes. L’ambiance est très bien retranscrite et nous avons l’impression de faire partie de cette histoire en se baladant dans les couloirs et les différentes pièces », peut-on encore lire sur le site.

Des mannequins de cire utilisés pour des reconstitutions historiques. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

Des mannequins de cire utilisés pour des reconstitutions historiques. ©Singapore History Consultants Pte Ltd

Pour le musée, cette récompense est un honneur. « Bien que ce prix suscite pour nous davantage d’inspiration et d’encouragement, il nous rappelle aussi que nous devons continuer à mettre l’accent sur l’authenticité dans nos programmes de sensibilisation car c’est le fondement sur lequel se basent toutes les expériences de visite inoubliables », explique Razeen Chan, directeur de Singapore History Consultants qui administre le musée de la Battlebox.

 

Les autres musées à visiter

Neuf autres musées de Singapour apparaissent dans le classement établi et publié par TripAdvisor. Le musée privé Intan qui met en avant la culture peranakan arrive en seconde position devant le National Museum of Singapore. Viennent ensuite Changi Museum et le Chinatown Heritage Centre. La National Gallery ouverte en 2015 est quant à elle sixième, suivie par la Singapore City Gallery, l’ArtScience Museum puis le Peranakan Museum. Enfin l’Asian Civilisations Museum apparaît le dernier de la liste.

 

Love "Pop" Bobo Gorilla, oeuvre d'Arnaud et Adeline Nazare-Aga présentée par la galerie Art Porters. ©Artheline - Affordable Art Fair

Affordable Art Fair : une foire d’art devenue incontournable à Singapour

Love "Pop" Bobo Gorilla, oeuvre d'Arnaud et Adeline Nazare-Aga présentée par la galerie Art Porters. ©Artheline - Affordable Art Fair

Love « Pop » Bobo Gorilla, oeuvre d’Arnaud et Adeline Nazare-Aga présentée par la galerie Art Porters. ©Artheline – Affordable Art Fair

L’édition printanière d’Affordable Art Fair ouvre ses portes demain dans l’enceinte du F1 Pit Building. Jusqu’à dimanche, cette foire d’art contemporain à prix abordable met à l’honneur plus de 300 artistes singapouriens et étrangers. Toutes les œuvres –peintures, sculptures et photographies- sont comprises entre 100 et 10.000 SGD.

 

Singapour, la première ville hôte d’Asie

C’est en 2010 que Singapour accueille pour la première fois en Asie Affordable Art Fair. « Nous avons une scène artistique croissante et dynamique et il y a un fort engouement pour l’art ici », précise Alan Koh, le directeur de la foire à Singapour.

Aujourd’hui, Affordable Art Fair se tient dans 11 villes à travers le monde dont Hong-Kong et Séoul. Dès 2014, la Cité-Etat est l’une des rares villes à organiser deux salons par an.

« Depuis que nous avons lancé la foire ici à Singapour en 2010, nous avons vu comment nos efforts qui consistent à créer une atmosphère rassurante avec un art à prix abordable et à faire naître de nouveaux amateurs d’art à travers des initiatives éducatives et locales, ont contribué à l’augmentation d’acheteurs non seulement d’art asiatique et du sud-est asiatique, mais de tout art », explique Alan Koh.

Et pour preuve, Affordable Art Fair compte à chaque édition 50% de nouveaux visiteurs qui ne sont jamais allés à un évènement d’art avant, dont 30% qui achètent leur première œuvre d’art à cette occasion.

Le marché de l’art a évolué et les foires qui se multiplient sont devenues le lieu où collectionneurs et amateurs aiment acheter de belles pièces.

 

Une foire accessible

La particularité d’Affordable Art Fair est d’être une des foires les plus accessibles du grand public. On peut même y venir en famille et les activités pour occuper et intéresser les plus jeunes sont nombreuses.

« A Affordable Art Fair, on a l’impression que les gens qui n’y connaissent pas grand chose en art mais qui s’y intéressent, vont être plus à même de venir, de poser des questions et d’être plus direct dans la communication avec le marchant d’art ou l’artiste », raconte l’artiste français Arnaud Nazare-Aga qui y présente ses pièces très colorées chaque année depuis trois ans.

« Notre premier plaisir est de créer d’abord mais le second est de faire profiter nos créations à un maximum de personnes », précise le sculpteur avant de continuer « lors de ces foires, j’ai une vraie relation humaine avec mes clients qui m’apporte beaucoup de joie et d’inspiration ».

Demain, Arnaud et Adeline Nazare-Aga exposeront pour la première fois leurs nouvelles sculptures de gorilles façon Pop art. D’autres oeuvres d’art françaises seront également présentées comme les sculptures de Tania Nasr et les peintures de Loetitia Lemaire.

Yi Lin Cheng maquille Singapour

A peine âgée de 25 ans, Yi Lin Cheng, vient de faire son entrée sur la scène artistique singapourienne.

Repérée puis contactée par la célèbre enseigne de cosmétiques, Shu Uemura, la jeune artiste a réalisé le mois dernier un croquis de la vue de Marina Bay en utilisant crayons, fards à paupières et eyeliners de la marque japonaise.

« C’était la première fois que je dessinais avec du maquillage. J’ai fait deux brouillons avant de réaliser la composition finale », raconte l’artiste qui aime relever les défis. « Je trouvais l’idée intéressante, précise-t-elle, c’est l’idée que l’utilisateur est comme un artiste. Mettre du maquillage c’est comme peindre, faire une œuvre d’art, cela révèle notre personnalité », explique Yi Lin Cheng avant d’ajouter « cela m’a ouvert les yeux sur la possibilité d’expérimenter différents matériaux et de mélanger l’aquarelle, le pastel et le digital… »

Diplômée en 2013 d’une école de « Fashion design » à Los Angeles, la jeune artiste singapourienne a travaillé pendant deux ans à New York en tant qu’assistante styliste pour la créatrice américaine Rachel Zoe. En 2015, Yi Lin Cheng a préféré revenir s’installer à Singapour  afin d’« être exposée à de nouvelles opportunités », précise-t-elle. Pari réussi donc pour celle qui en collaborant avec Shu Uemura vient de remporter son plus important cachet.

Yi Lin Cheng continue de dessiner des modèles pour la marque Rachel Zoe mais cette fois en tant que styliste indépendante. Elle est aussi illustratrice et a créé sa propre ligne de dessins sur papier, Spick Studio. Cartes, calendriers, posters ou portraits, Yi Lin Cheng vend ses créations en ligne ou lors de foires aux créateurs. D’ici quelques mois, elle devrait également animer des ateliers d’aquarelle au centre Fashion Makerspace situé à Chinatown.

 

La danse du lion ©NUS Photo de James Hii

La danse du lion: un art, un sport

La danse du lion ©NUS Photo de James Hii

La danse du lion ©NUS Photo de James Hii

 

Depuis douze ans, Master Chan Siew Kee est l’entraîneur de la troupe de danse du lion de la National University of Singapore (NUS). Il répond aux questions de Singapour Le Mag.

Que signifie et représente la danse du lion ?

La danse du lion est un art traditionnel chinois qui se pratique notamment lors du Nouvel An chinois mais aussi pour des cérémonies de mariages ou des ouvertures de magasins. Dans la culture chinoise, le lion est un animal de bon augure qui apporte prospérité et chance à ceux qui l’invitent à venir danser.

Il existe deux courants : le lion du Nord -de la Chine, ndlr- et le lion du Sud, celui-ci se reconnaît par sa corne sur la tête. A Singapour, c’est la danse du lion du Sud qui est pratiquée et au cours de laquelle l’animal doit s’emparer d’une laitue (« to pluck the green » en anglais). Le lion peureux selon la culture chinoise tourne autour d’une salade et doit parfois affronter des obstacles comme des « faux » serpents ou des armes avant de parvenir à s’en saisir.

Au cours de la danse qui dure en général quinze à vingt minutes, le lion exprime huit états: le bonheur, la colère, la peur, les réjouissances, la suspicion, l’ivresse, le sommeil et l’éveil.

A l’occasion du Nouvel An chinois, les laitues sont garnies d’enveloppes rouges –contenant de billets neufs comme le veut la tradition chinoise, ndlr.

 

C’est un art mais aussi un véritable sport d’équipe ?

Une bonne équipe doit se composer de huit personnes : une porte la tête du lion, une est sous sa queue, une joue du tambour, une tape sur le gong, trois font vibrer les cymbales et une représente Boudha avec une grosse tête -sorte de clown qui taquine le lion et le public et qui guide la danse, ndlr.

A mon sens, il faut au moins cinq à six années d’entraînement pour être un bon danseur et la pratique d’arts martiaux est aussi indispensable pour en maîtriser les postures.

La musique est primordiale. Le tambour représente l’esprit de la danse du lion. C’est le joueur de tambour qui guide le lion et de sa façon de jouer dépend la performance des danseurs.

 

Comment vivez-vous cette passion pour la danse du lion depuis plus de 60 ans maintenant?

Lorsque j’ai commencé à pratiquer la danse du lion à l’âge de 8 ans, ce n’était pas quelque chose de commun même en plein cœur de Chinatown. Dans les années 1950, c’était lors de funérailles que l’on entendait les percussions qui accompagnaient la danse du lion. A l’époque, il n’y avait qu’une trentaine de troupes à Singapour tandis qu’aujourd’hui on en compte près de 300.

En 1990, pour le 25ème anniversaire de Singapour, j’ai été désigné comme le chef des batteurs des 11 tambours qui accompagnaient les 200 lions lors de la parade nationale.

Puis en 2004, j’ai fondé le Sar Ping Lion Dance Art Centre à Singapour qui est devenu en 2006 une confédération avec aujourd’hui plus d’une soixantaine d’équipes dans le monde entier notamment en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines, en Chine, en Australie, aux Etats-Unis, au Canada et en France.

Depuis 12 ans, j’entraîne également la troupe de danse du lion de la National University of Singapore.

C’est dans mon sang, je dois promouvoir cet art culturel.

 

L'app TopoTogo, un guide de voyage dédié à Singapour. ©TopoTogo / Little Travel Guides

TOPOTOGO, la nouvelle app pour faire découvrir Singapour aux petits… et aux grands !

L'app TopoTogo, un guide de voyage dédié à Singapour. ©TopoTogo / Little Travel Guides

L’app TopoTogo, un guide de voyage dédié à Singapour. ©TopoTogo / Little Travel Guides

Avec des illustrations joliment décorées et d’une rare finesse, la nouvelle application mobile TopoTogo est un véritable petit bijou de technologie qui emmène petits et grands à la découverte de Singapour. « C’est le premier guide de ville parents-enfants », explique Carrie Nooten, la fondatrice de TopoTogo, un guide de voyage digital et interactif pour les enfants âgés de 6 à 12 ans.

Côté parents, cette application recommande de nombreuses bonnes adresses et conseille cinq itinéraires de balades sur des thématiques aussi diverses qu’une immersion dans la culture chinoise ou qu’un circuit dans la jungle… Coté enfants, l’app permet notamment aux jeunes aventuriers de comprendre l’histoire des principaux monuments de Singapour et de se plonger dans la culture de la Cité-Etat.

C’est un outil qui s’utilise à trois moments : « avant le voyage, pendant le voyage et après le voyage », explique Carrie Nooten.

 

Lily, la petite héroïne

TopoTogo, c’est aussi une rencontre avec Lily, une petite nyonya (qui signifie femme dans la culture peranakan qui est née d’un mélange des traditions chinoises et malaises) qui voyage à travers le temps et l’espace, avec son ombrelle orange et sa tenue traditionnelle pour expliquer sa culture et ses coutumes peranakans. « En fait, Lily est un anachronisme car les nyonyas n’avaient pas le droit de sortir de chez elles », précise Carrie Nooten. Mais c’est bien là l’idée : encourager les enfants à explorer et découvrir de nouveaux lieux.

TopoTogo, déjà disponible sur l’App Store et Google Play est bien plus qu’une application. TopoTogo est aussi vendu dans plusieurs points de vente avec une carte du centre historique de Singapour, un livret explicatif et ludique ainsi qu’une carte magique qui permet de déverrouiller l’application une fois téléchargée. Le concept veut mêler le digital au réel pour créer une plus forte expérience chez l’utilisateur.

Le contenu est disponible en quatre langues : français, anglais, mandarin et japonais. Mais le petit plus de l’app c’est la possibilité de fabriquer et personnaliser sa carte postale digitale à envoyer à toute la famille.

 

Pour en savoir plus :

https://www.topotogo.com/wptopotogo/