Trash Hero, ces super-héros qui nettoient le littoral singapourien

Enfants et adultes apportent leur soutien au mouvement Trash Hero Singapore en collectant les déchets sur les plages du littoral singapourien. Ce jour-là, 60 kg d’ordures ont été récoltées en seulement une heure à East Coast. ©Colombe Prins

 

« Arrêtons d’utiliser du plastique ! », crie Maya, après avoir participé avec sa maman au nettoyage d’une partie de la plage d’East Coast, organisé par le mouvement « Trash Hero Singapore ».

Du haut de ses 6 ans, cette petite héroïne qui est « contente d’avoir fait un geste pour la planète en ramassant les déchets », lance un cri du cœur, un cri d’alerte. Comme elle, l’organisation Trash Hero Singapore veut « sensibiliser au gaspillage et inciter les gens à changer leur comportement de consommation au quotidien », explique Yanmei Yang, une bénévole, responsable de la stratégie de l’organisation.

Et c’est en nettoyant le littoral de ses déchets -en plastique- que la prise de conscience est la plus forte. « Comme tout le monde, je n’avais pas vraiment réalisé tout cela jusqu’à ce que je participe à mon premier ramassage de déchets l’année dernière, j’étais sous le choc en voyant toutes ces ordures sur la plage», raconte la jeune femme.

Depuis, Yanmei Yang participe dès qu’elle le peut aux nettoyages initiés à Singapour par Trash Hero en juin 2017. Aujourd’hui, c’est une communauté Facebook de plus de 1.200 personnes qui soutient ce mouvement localement. Mais Trash Hero est une organisation mondiale, lancée en Thaïlande en 2013 par un Suisse, Roman Peter. Depuis, c’est tout un réseau international de plus de 60 antennes réparties dans le monde, notamment en Indonésie, Malaisie, Birmanie, Chine ou Zimbabwe, qui portent les couleurs de Trash Hero.

Rien qu’à Singapour, près de 3.000kg de déchets ont été ramassés en 18 mois avec l’aide de 900 bénévoles. Deux à trois fois par mois, des évènements sont organisés pour passer au peigne fin des portions du littoral : à Sembawang ou à Pasir Ris, à East Coast ou à Coney island,…

La mer vide sur le sable sa poubelle et les bénévoles ramassent des pailles évidement mais aussi de minuscules boules de polystyrène, des boîtes et bouteilles en plastique, des fils de pêche en nylon et des mégots de cigarette, ou plus étonnamment des chaussures, des jouets d’enfants, des briquets, une tétine de bébé, des cordes d’amarrage ou un vélo…

Mais chaque vague ramène de nouveaux détritus, comme un cycle sans fin.« Nettoyer n’est pas la solution, car après notre départ, la plage redevient comme avant, explique Yanmei Yang, mais il faut que les gens changent leur façon de consommer ».

La principale mission de Trash Héro Singapore est donc d’éduquer les plus petits comme les plus grands sur la nécessité de réduire leur consommation de plastique.

 

 

Pour plus d’information :

Trash Hero Singapore

Le prochain nettoyage a lieu ce samedi 15 décembre à 16h à Marina Promenade.

 

Le Conscious Festival revient à Singapour ce week-end: un espace tendance pour l’environnement

Le Conscious festival a lieu du 3 au 4 novembre à l'hôtel ParkRoyal on Pickering. ©Green is the New Black

Le Conscious festival a lieu du 3 au 4 novembre à l’hôtel ParkRoyal on Pickering. ©Green is the New Black

Ce week-end, l’hôtel ParkRoyal on Pickering accueille cette année encore le Conscious Festival qui propose à la fois un salon -gratuit et accessible à tous- mettant en avant près de 70 marques asiatiques éco-responsables, et des conférences –payantes- réunissant plus de 45 experts singapouriens et étrangers sur le développement durable.

Organisé par la plateforme en ligne Green is the New Black, cet événement devrait accueillir pour sa 4ème année édition à Singapour, près de 5.000 personnes. « En 2015, le Conscious Festival avait rassemblé 600 personnes, nous doublons chaque année le nombre de participants », explique Paula Miquelis, co-fondatrice de cette entreprise sociale.

Green is the New Black, dont le nom signifie que l’écologie est la nouvelle norme et tendance, est une plateforme médias qui promeut un mode de vie en conscience et éco-responsable, en mettant en avant des marques asiatiques qui tentent au mieux de réduire leur empreinte carbone, dans les secteurs de la mode, de l’alimentaire, de la cosmétique, du lifestyle et des enfants. « Nous voulons être une plateforme médias où l’on trouve les informations et les ressources nécessaires comme savoir quelles marques consommer ou quelles actions concrètes mettre en place afin de continuer au mieux notre vie moderne et lutter collectivement à la baisse de notre empreinte carbone », précise Paula Miquelis.

Pour la Française, l’idée du Conscious Festival est d’« être présent physiquement pour aller à la rencontre des consommateurs pour qu’ils continuent ensuite l’expérience en ligne sur le site Green is the New Black ». Green is the New Black tente ainsi de créer autour de lui une communauté d’acteurs du changement en Asie, afin d’avoir collectivement un impact sur l’environnement.

Stephanie Dickson et Paula Miquelis sont les fondatrices de la plateforme médias Green is the New Black. ©Green is the New Black

Stephanie Dickson et Paula Miquelis sont les fondatrices de la plateforme médias Green is the New Black. ©Green is the New Black

Le Conscious Festival qui vient d’être lancé avec grand succès à Hong-Kong, en attirant plus de 4.500 visiteurs, « se veut être un espace accueillant, chaleureux, ouvert à tous et qui encourage les petites avancées étape par étape. Nous voulons que nos idées deviennent cool et à la mode, et nous essayons de faire déculpabiliser le public », ajoute Paula Miquelis.

Déculpabiliser les consommateurs, c’est aussi l’idée de Violaine Grimprel, fondatrice de Conscious Delights, qui exposera ce week-end lors du festival, ses confitures artisanales et locales.

« En créant ma marque de confitures, je voulais sublimer l’abondance que l’on a dans la région de fruits et de fleurs méconnus ou inexplorés mais aussi rendre désirables ces fruits qui sont en surplus sur les marchés car perçus comme trop mûrs ou pas assez jolis, et prolonger leur durée de vie », explique la Française qui se rend deux à trois fois par semaine au marché pour récupérer auprès des maraîchers « ces belles ressources à maturité qu’(elle) ne veut pas perdre. » Pour cette jeune entrepreneuse, « nous n’avons pas besoin d’acheter une confiture qui a fait plus de 10.000km, avec des ingrédients locaux, nous avons ici aussi des produits délicieux.»

Violaine Grimprel vient de  lancer Conscious Delights, sa marque de confitures locales et artisanales. ©Conscious Delights

Violaine Grimprel vient de lancer Conscious Delights, sa marque de confitures locales et artisanales. ©Conscious Delights

Violaine Grimprel qui participe pour la première fois à un salon, se dit aussi « curieuse d’échanger sur des sujets environnementaux avec d’autres entrepreneurs qui ont envie de faire bouger les lignes. » Faire avancer les choses grâce à des actions concrètes –mêmes petites- afin de réduire collectivement notre empreinte carbone, c’est l’esprit du Conscious Festival : optimiste et idéaliste.

 

Swapaholic, lorsque le troc de vêtements devient high-tech et à grande échelle.

Un vide-grenier dédié aux accessoires de mode était organisé par Swapaholic, dans la rue d'Amoy Street, samedi dernier. ©Swapaholic

Un vide-dressing dédié aux accessoires de mode était organisé par Swapaholic, dans la rue d’Amoy Street, samedi dernier. ©Swapaholic

Dans la rue d’Amoy Street fermée aux voitures le temps d’un week-end, une cinquantaine de personnes participait samedi dernier à un grand vide-dressing consacré aux accessoires de mode et organisé par la jeune entreprise Swapaholic qui en un an et demi, a réussi à s’imposer dans le secteur du troc vestimentaire grâce à son concept un peu particulier.

« L’échange de vêtements n’est pas un nouveau concept, il existe dans le monde entier, mais la façon dont nous le faisons, en tant que modèle d’entreprise à grande échelle, est nouvelle », explique Priyanka Shahra, directrice de Swapaholic.

Lorsque cette passionnée de mode s’est rendue compte que « la fast-fashion (la mode rapide, ndlr) était la seconde industrie la plus polluante au monde », la jeune femme était sous le choc, et a voulu comprendre pour agir.

« La fast-fashion introduit en magasins 52 micro collections par an, ce qui veut dire que toutes les semaines, de nouveaux articles sont produits », détaille Priyanka Shahra avant d’ajouter que « les statistiques montrent que les femmes ne portent seulement que 20 à 30% de leur garde-robe, les 70-80 % restant sont en très bon état ».

Alors que faire de cet excès de vêtements ? Comment optimiser ce que l’on a déjà acheté ? Comment réutiliser ces ressources déjà produites ?

Pour décourager l’achat de vêtements neufs, Swapaholic propose d’échanger les pièces de son placard que l’on ne veut plus mettre contre d’autres d’occasion. La start-up vient récupérer à domicile ces articles prêts pour le troc et vérifie la qualité de chaque pièce. Les vêtements tâchés ou abîmés sont refoulés et renvoyés à leur propriétaires, ou donnés à des associations.

« La genèse de Swapaholic est intéressante car l’idée était au départ de troquer une pièce contre une autre, mais petit à petit, nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas juste. Que se passerait-il si vous apportiez une jolie robe en soie et qu’il ne vous restait pas d’autres choix que de repartir avec un tee-shirt, le système ne serait pas viable pour vous ? » explique Priyanka Shahra.

C’est alors que cette férue de technologies, décide de créer un algorithme qui définit un système de points attribués à chaque article, fondé sur plusieurs paramètres tels que la marque, la matière… Ces points sont ensuite crédités sur le compte de l’utilisateur et constituent son budget à dépenser lors du prochain vide-dressing Swapaholic.

En triant sa garde-robe, Hui Xin, une singapourienne de 34 ans a ainsi récolté 70 points sur son compte. Samedi dernier, elle a trouvé son bonheur en choisissant deux foulards, une paire de chaussures, des boucles d’oreilles et un bracelet, le tout pour 20 points. Il lui en reste encore 50 à utiliser dans les 6 prochains mois. « J’aime beaucoup l’idée car nous avons beaucoup de vêtements que nous ne portons pas et c’est un gâchis de les jeter alors qu’ils sont encore presque neufs », explique Hui Xin.

D’autres sont aussi séduites par le concept. Comme Virginie qui le faisait déjà avec ses amies mais « là c’est à une échelle plus industrielle », confie-t-elle. Pour Marine, « l’idée c’est d’avoir une empreinte carbone zéro d’un point de vue écologique et de découvrir de nouvelles choses qu'(elle) ne trouverait pas ailleurs », raconte la jeune femme qui est venue avec son fils car c’est aussi une façon d’« éduquer les enfants à acheter plus responsable », dit-elle.

Accro au shopping, Priyanka Shahra, directrice de Swapaholic, est devenue accro au  troc. ©Swapaholic

Accro au shopping, Priyanka Shahra, directrice de Swapaholic, est devenue accro au troc. ©Swapaholic

La start-up quant à elle se rémunère grâce aux frais d’enregistrement que paie chaque client pour avoir le droit d’échanger et de participer aux vide-dressing.

Aujourd’hui, Swapaholic compte près de 4.000 client(e)s ayant déjà participé à au moins l’un des quinze évènements organisés depuis janvier 2017. Le prochain aura d’ailleurs lieu le 23 Novembre à la Mandarin Gallery.

Mais Priyanka Shahra « veut créer un impact et un impact à grande échelle », explique-t-elle. Pour cela, la jeune indienne de 33 ans installée à Singapour depuis 5 ans, envisage de lancer le concept en ligne dés 2019. Le principe reste le même mais il sera désormais possible de choisir en ligne parmi les 5.000 à 6.000 articles de seconde main, celui ou ceux que l’on souhaite acheter avec ses points. « Nous devons continuer à évoluer », précise Priyanka Shahra qui voit les choses en grand. Swapaholic « ne doit pas être en concurrence avec d’autres acteurs du marché de la seconde main mais avec ceux du secteur de la mode », conclut-elle.

 

La rencontre Trump-Kim: un sommet pour la paix Made in Singapore

"Peace starts here", adhésif lancé par l'agence publicitaire Tribal Worldwide Singapore. ©Tribal Worldwide Singapore

« Peace starts here », adhésif lancé par l’agence publicitaire Tribal Worldwide Singapore. ©Tribal Worldwide Singapore

 

Les dirigeants américain et nord-coréen, Donald Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés ce matin à l’hôtel Capella sur l’île de Sentosa, pour un sommet historique après des décennies de tensions entre les deux pays. Mais pendant ce temps, dans les rues de Singapour, les habitants oeuvrent aussi pour la paix à leurs façons.

Il y a d’abord ceux qui depuis dimanche se postent le long des routes que doivent emprunter les cortèges officiels des dirigeants lors de leurs déplacements, pour apporter leur soutien à cet événement tant attendu, tout en espérant apercevoir l’une des deux personnalités politiques.

Et puis, il y en a d’autres qui, comme ce matin, distribuent gratuitement à Kallang des milliers d’autocollants pour voiture floqués du slogan « Peace starts here ». C’est l’agence de publicité Tribal Worldwide Singapore qui a eu l’idée de fabriquer cet adhésif rouge et blanc en forme du V de la Victoire. « Nous croyons que pour beaucoup de Singapouriens c’est un évènement important qui devait être commémoré », explique Benjamin Lee, directeur artistique en charge des réseaux sociaux à Tribal Worldwide Singapour. « C’est une façon pour nous de montrer notre soutien au processus de paix », poursuit-il.

Un peu plus tard dans la matinée, vers Orchard, c’est l’hôtel Royal Plaza on Scotts qui offre des mini Trump-Kim burgers devant son hall d’entrée. La nouvelle création culinaire de l’hôtel combine des influences américaines et coréennes et mêle poulet émincé et kimchi, le tout accompagné de rouleaux de riz et de frites. Environ 250 mini Trump-Kim burgers se sont écoulés en à peine 20 minutes. Une deuxième tournée était d’ailleurs prévue ce soir à 18h.

Les mini Trump-Kim burger du Royal Plaza on Scotts.©Royal Plaza on Scotts

Les mini Trump-Kim burgers du Royal Plaza on Scotts.©Royal Plaza on Scotts

« Le sommet est un événement historique et une étape importante dans le rapprochement des relations entre les deux pays. La cuisine rassemble les gens et les amitiés se construisent souvent autour d’une table, d’où la création (de ce hamburger, ndlr) », précise Ningxi Tan, directeur marketing et communications du Royal Plaza on Scotts. Déjà populaire, le mini Trump-Kim burger restera à la carte jusqu’au 30 juin.

Une longue file d'attente se forme devant le Royal Plaza on Scotts pour goûter le mini Trump-Kim burger. ©Royal Plaza on Scotts

Une longue file d’attente se forme devant le Royal Plaza on Scotts pour goûter le mini Trump-Kim burger. ©Royal Plaza on Scotts

Singapour n’est pas juste le lieu de rencontre entre les deux dirigeants, la Cité-Etat tient aussi un rôle important dans le rapprochement diplomatique opéré entre les deux pays. Et cela, Yun Qing Chew et ses deux amis en sont fiers. Depuis samedi dernier, ils vendent en ligne un tee-shirt rouge avec le slogan « Make Korea Korea Again ». Un clin d’œil à la désormais célèbre phrase popularisée par Donald Trump lors de sa campagne présidentielle.

Tee-shirt "Make Korea Korea Again" conçu par trois étudiants singapouriens. ©Yun Qing Chew

Tee-shirt « Make Korea Korea Again » conçu par trois étudiants singapouriens. ©Yun Qing Chew

« Nous pensons que nous facilitons la commémoration de ce moment historique en permettant à d’autres Singapouriens de partager leur enthousiasme par le biais d’un tee-shirt. C’est également dans cet esprit que nous avons décidé de le vendre à prix coûtant », explique la jeune fille de 19 ans. Les trois étudiants ont vendu plus d’une vingtaine de tee-shirts essentiellement à leurs proches mais comptent bien en vendre plus.

Enfin, pour d’autres, il s’agit de célébrer cette rencontre historique au moment où Singapour est sous les feux des projecteurs du monde entier.

Le Trump cocktail et le Kim cocktail, deux créations lancées par le bar Escobar. ©Escobar

Le Trump cocktail et le Kim cocktail, deux créations lancées par le bar Escobar. ©Escobar

« C’est le plus grand événement de l’histoire récente du monde et nous avions besoin de quelque chose pour lui rendre hommage », affirme Stan, le propriétaire du bar Escobar qui a conçu deux nouveaux cocktails aux noms des dirigeants. Le Trump cocktail et le Kim cocktail sont aux couleurs des drapeaux de leur pays respectif.

L’Escobar qui a été l’un des premiers bars à profiter de l’évènement pour réaliser dès la semaine dernière de nouvelles créations alcoolisées, envisage même d’inscrire à la carte les deux boissons désormais à succès. « Cela montre seulement que Singapour peut être fun et pleine de couleurs », conclut le propriétaire du bar.

 

Le Lycée Français de Singapour célèbre ses 50 ans.

En 1967, la Petite Ecole française de l'étranger est installée à Scotts Road. ©LFS

En 1967, la Petite Ecole française de l’étranger est installée à Scotts Road. ©LFS

C’est aujourd’hui et demain que se déroulent les festivités du cinquantenaire du Lycée Français de Singapour (LFS).

Dès ce matin, une cérémonie officielle qui se tiendra en présence de l’Ambassadeur de France à Singapour, Marc Abensour, du directeur de l’AEFE*, Christophe Bouchard et des représentants des autorités singapouriennes donnera le coup d’envoi des célébrations de ce jubilé.

Demain, l’établissement ouvrira ses portes pour permettre aux élèves et à leurs parents de découvrir plusieurs projets réalisés dans le cadre de cet anniversaire. Parmi eux, on compte plusieurs expositions photos qui retracent l’histoire du LFS, racontent la vie de l’établissement, témoignent de la vie du quartier et montrent 50 portraits d’élèves. Un film sur le modèle des frères Lumière intitulé « 50 ans, 50 courts métrages » sera également projeté dans l’amphithéâtre et met en avant le quotidien des deux campus d’Ang Mo Kio. A 9 heures débutera également une compétition d’escalade à laquelle devraient participer environ 200 jeunes passionnés. Et le tout en musique avec deux concerts donnés par les élèves. Enfin, cette matinée Portes Ouvertes se terminera par un discours du Proviseur, Christian Soulard et du Directeur Exécutif du LFS, Axel Foucault.

50 ans d’histoire

En 50 ans, l’établissement s’est évidemment beaucoup transformé. A l’époque, « La Petite Ecole française de l’Etranger » accueille quinze élèves. La structure est fondée en 1967* par une association de parents expatriés à Singapour et travaillant pour des entreprises françaises comme Michelin ou BNP. En 1976, la Petite Ecole devient l’Ecole française avant de prendre le nom du Lycée Français de Singapour en 1989.

Au fil des années, l’école s’est agrandie et a dû déménager à plusieurs reprises. D’abord situé dans les locaux de l’Alliance française à Scotts Road, l’établissement s’est ensuite installé à Draycott Park dans les années 70, puis à Bukit Tingii dans les années 80 et enfin sur son site actuel, à Ang Mo Kio en 1999.

Le LFS a toujours dû faire face à l’augmentation croissante de ses effectifs. Ces dix dernières années, le nombre d’élèves a même plus que doublé passant de 1328 en 2008 à 2824 en 2018. « Il faut rendre hommage à la politique menée par ce lycée, explique Christian Soulard, parce que cela a toujours été l’objectif du LFS de tout faire pour accueillir les Français arrivés à Singapour pour s’y installer et le lycée a rempli sa mission au service des Français, de la communauté française et des entreprises françaises. »

Et sa mission continue. « Lorsque le total d’élèves passera à 2900, nous nous préparerons à l’ouverture du nouveau projet immobilier pour la création d’un site pour la maternelle afin que le campus d’Ang Mo Kio 2900 regroupe tout le primaire et que celui d’Ang Mo Kio 3000 soit le site du secondaire », ajoute Corrine Petit, Secrétaire Générale du Conseil Exécutif du LFS.

Aujourd’hui, le LFS compte aussi 270 professeurs et 380 membres du personnels.

L'Ecole française se trouve à Draycott Park en 1980 avant de s'installer à Bukit Tinggi. ©LFS

L’Ecole française se trouve à Draycott Park en 1980 avant de s’installer à Bukit Tinggi. ©LFS

Les défis du LFS

L’internationalisation est clairement un objectif du LFS. Avec environ 10% de ses effectifs qui ne sont pas Français, le LFS souhaite s’ouvrir aux autres communautés. « C’est ancré dans l’ADN de l’établissement d’accueillir des élèves de d’autres horizons », précise Christian Soulard.

L’idée est aussi de « bien faire percevoir que l’éducation à la française est une éducation d’excellence qui permet de garder en poche tous les choix possibles », continue-t-il. Et de poursuivre, « à l’issue de la Terminale, il faut savoir que plus de la moitié des élèves partent faire leurs études supérieures hors de France. Le LFS donne les moyens aux élèves d’obtenir un bac français avec tous les éléments pour pouvoir intégrer un système universitaire français et anglo-saxon. »

Outre « le défi du numérique » et celui de « l’éducation à la responsabilité des futurs leaders de demain », le LFS s’attèle à la question de l’apprentissage des langues. « On est en train de réfléchir à la question pour redéfinir notre politique des langues, l’améliorer, et mettre une offre plurilingue pour répondre au mieux à la demande des parents », précise le Proviseur de l’établissement. Des annonces en ce sens devraient donc être faites prochainement.

 

 

*AEFE : L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

*C’est l’année scolaire 2017-2018 qui célèbre le cinquantenaire de l’établissement.

Les premiers magasins de produits financés par Kickstarter sont à Singapour

Les rayons épurés du magasin We The People situé à Katong I12.

Les rayons épurés du magasin We The People situé à Katong I12. ©We The People

Dans ce magasin aux lignes modernes et épurées situé au 1er étage du centre commercial de Katong I12, chaque produit mis en vente et disposé comme un trophée sur son présentoir a été financé grâce à la plateforme en ligne de financement participatif, Kickstarter.

Depuis 2009, ce site Internet américain donne la possibilité aux créateurs du monde entier de lever des fonds auprès d’Internautes afin de financer leurs projets divers et variés. En tous, plus de 3,5 milliards de dollars ont été collectés grâce à une communauté de 14 millions de personnes, permettant ainsi à environ 140.000 projets de voir le jour.

Lancée 2016, la société We The People qui compte aujourd’hui 5 magasins à Singapour* vend donc des produits astucieux, imaginés par des créateurs anonymes, financés par des contributeurs via Kickstarter et tout droits sortis des lignes de production. Ce concept-store encore unique au monde offre un espace physique où les consommateurs peuvent désormais voir en vrai, ces nouveaux objets. « Il y a un besoin de toucher et sentir ces produits, explique Ryan Sim, l’un des quatre fondateurs de la marque. Ces produits sont tellement nouveaux que personne ne les a jamais vus, ils n’ont pas assez de légitimité et de crédibilité pour que cela fonctionne en ligne. Les gens achètent des produits dans lesquels ils ont confiance et un espace de vente physique renforce cette confiance et offre une garantie », explique-t-il.

We The People redonne ainsi tout son sens à l’espace de vente aujourd’hui de plus en plus concurrencé par le e-commerce. Alors dans les rayons de ces magasins, une étiquette précise sous chaque produit exposé, le pays d’origine de son inventeur, le montant collecté durant la campagne de levée de fonds et le nombre de personnes ayant contribué à ce financement. Une vidéo –celle-là même qui a permis d’illustrer la campagne de « crowdfunding »*- présente le produit et explique son intérêt. We The People privilégie les accessoires, les produits liés au voyage ou à la maison. Ainsi trouve-t-on un adaptateur universel en forme de donut, une serviette de sport compacte et anti-odorante ou encore un bloc-note adhésif mais sans colle… On y voit aussi des produits inventés par des créateurs singapouriens tels qu’un jeu de société sur le thème de l’économie « Wongamania », un portefeuille minimaliste ou encore un poste de travail pliable et portatif…

 

Une communauté de fans

Mais derrière ces produits, c’est toute une communauté de contributeurs ou de fans qui supportent et financent les projets. « La communauté Kickstarter est si forte que les contributeurs vous suivent et vous soutiennent, explique Ryan Sim. Vous ne vendez pas votre produit à des consommateurs, vous les vendez à ces personnes qui deviennent le fondement de votre marque ». A peine âgé de 29 ans, Ryan Sim a déjà mené trois campagnes de financement participatif réussies pour le lancement de portefeuilles. Pour cet habitué, « avec Kickstarter, vous bénéficiez tout de suite d’une vitrine internationale. »

« Singapour est le premier pays en Asie en terme de créateurs et contributeurs Kickstarter », précise-t-il. Pas étonnant donc que We The People soit née à Singapour. D’ailleurs parmi les fondateurs, trois sont singapouriens, le quatrième est coréen. Ensemble, ils ont choisi ce nom, « We The People », pour leur marque. « Nous croyons fermement que les produits étonnants ne doivent pas nécessairement provenir de grandes entreprises. Tout le monde peut créer un produit génial –même vous ! », peut-on lire sur leur site Internet. Derrière cette devise, c’est l’idée du pouvoir de la foule, du nombre, de la communauté.

Pour 2018, We The People voit grand. Déjà présente en Corée du Sud, la marque devrait également ouvrir de nouveaux magasins dans une dizaine de pays : Malaisie, Indonésie, Taiwan, Hong-Kong, Japon, Australie, Dubaï, Suède, Tchécoslovaquie, Angleterre et même aux Etats-Unis.

Pour ses fondateurs, l’idée de We The People est aussi d’aider les gens à mettre en place leur projet. « Nous enseignons aux étudiants de deux écoles à Singapour -Nanyang Polytechnic and Singapore University of Technology and Design- les basics de Kickstarter et du financement participatif, précise Ryan Sim. Nous leur expliquons comment utiliser Kickstarter, comment créer une campagne de levée de fonds et comment lancer un produit. » De quoi ouvrir de nombreuses perspectives…

 

*We The People se trouve à Katong I12, Millenia Walk, Orchard Central, Paragon, West Gate Mall.

*Crowdfunding : financement participatif.

A Singapour comme dans le reste de l’Asie, le cancer du sein est « tabou »

"The Long Ride from Singapore", Philip Iau. Ed.Marshall Cavendish

« The Long Ride from Singapore », Philip Iau. Ed.Marshall Cavendish.

A l’occasion d’Octobre rose, mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, le livre « The long ride from Singapore », raconte le voyage de deux chirurgiens partis à moto à travers l’Asie afin notamment de sensibiliser le public au cancer du sein des femmes asiatiques.

 

C’est le récit d’un long voyage de Singapour à Stockholm réalisé à moto par deux chirurgiens spécialistes du cancer du sein. L’un est singapourien, Philip Iau, également l’auteur de ce livre, « The long ride from Singapore », tout juste publié aux éditions Marshall Cavendish, l’autre est suédois, Mickael Hartman. Tout deux travaillent au National University Hospital de Singapour.

L’idée de ce voyage est partie d’un constat fait par le Suédois qui « a vu en un an plus de cancers du sein à un stade avancé à Singapour qu’il n’en a vus en dix ans à Stockholm », explique le Professeur Iau.

Et même si les hôpitaux sont d’excellente qualité, les équipements très bons et qu’il existe un programme de dépistage, les femmes viennent tardivement consulter. « Elles viennent avec un cancer déjà avancé », ajoute le spécialiste singapourien.

C’est « culturel » et « très asiatique » conclut-il.

Un long périple réalisé en 2014

Les deux chirurgiens décident alors de sillonner l’Asie à moto en 2014 afin de mieux comprendre ce que cela veut dire que « d’être une femme asiatique en Asie avec un cancer du sein ».

Le Suédois Mickael Hartman.

Le Suédois Mickael Hartman.

Ils parcourent donc pendant 100 jours, environ 23.000km en passant par 17 pays et en s’arrêtant notamment en Malaisie, en Thaïlande, en Chine, au Kazakhstan et en Ouzbékistan.

Au cours de ce périple, ils rencontrent des médecins mais aussi des patientes souffrant ou ayant souffert d’un cancer du sein et leurs proches. Ils recueillent des témoignages poignants comme celui de cette femme à Penang qui a mis deux ans avant de se faire soigner de peur que son mari la quitte. Elle ne lui en a d’ailleurs jamais parlé.

 

Philip Iau et Mickael Hartman à Samarcande, en Ouzbékistan.

Philip Iau et Mickael Hartman à Samarcande, en Ouzbékistan.

Le cancer, une fatalité

Le cancer serait vu comme une fatalité en Asie. « La croyance veut que si vous avez un cancer, vous êtes impuissant face à Dieu qui l’a décidé parce que vous ou votre famille avez fait quelque chose de mal », raconte Philip Iau précisant que « c’est vu comme une punition donc c’est tabou, alors vous ne parlez pas de votre cancer ou vous n’allez pas chercher à savoir si vous en avez un. »

Alors les femmes se font peu dépister. « A Singapour, elles doivent faire une mammographie une fois tous les deux ans, donc en dix ans, elles devraient en faire 5. Or le pourcentage de femmes ayant fait une mammographie en dix ans est de 40% et de 12% pour celles qui en ont fait plus d’une », souligne le Professeur Iau avant de conclure « la majorité des femmes ne vient pas même si elles sont invitées à venir. »

 

« The long Ride from Singapore »

Two surgeons on a Motorcycle Journey Across Asia for Cancer,

Philip Iau, Ed.Marshall Cavendish.

Changer l’image de Singapour auprès des Français de l’Hexagone: l’objectif d’une campagne vidéo

Singapour vue par Benjamin Martinie. ©Tolt

Singapour vue par Benjamin Martinie. ©Tolt

Et pour cela, c’est un Français, Benjamin Martinie alias TOLT, qui est derrière la caméra.

Cinq vidéos d’une minute pour changer l’image que les Français ont de Singapour, voici le défi relevé l’été dernier par le photographe et réalisateur français, Benjamin Martinie alias Tolt.

C’est en effet une enquête réalisée par l’Office du Tourisme de Singapour en France qui a montré que les Français avaient de la Cité-Etat une image associée au « business », à « l’expatriation » ou au « luxe ». Loin d’une réalité singapourienne verdoyante, multiculturelle et gastronomique. « Toutes nos actions de communication visent à changer l’image de Singapour pour que celle-ci soit plus adaptée à la réalité », explique l’Office du Tourisme de Singapour à Paris.

Et pour casser ces idées-reçues, qui de mieux donc que Tolt, spécialisé dans la réalisation de courts-métrages sur des destinations méconnues ? En effet, ce jeune Français s’est fait un nom ou plutôt un surnom grâce à ses récits de voyage version moderne qui défont les clichés. En mai 2016, il publie sur les réseaux sociaux une vidéo intitulée « Don’t go to Iran ». Evidemment c’est du second degré. Et avec ce titre provocateur et ces images pleines de vie, Tolt énonce les cinq raisons pour lesquelles « vous pourriez vivre le meilleur voyage de votre vie ». Le film de trois minutes a été vu plus d’un million de fois sur la chaîne YouTube « Tolt around the World ». Et depuis d’autres épisodes de cette web-série « Don’t go to… » ont été mis en ligne, notamment sur la Finlande et l’Algérie.

Tolt réalise donc avant l’été cinq vidéos sur Singapour destinées uniquement au marché français et diffusées de juin à fin juillet sur Facebook. Afin de déconstruire les clichés sur la Cité-Etat, quelques thèmes ont été mis en avant dans ces clips : « Singapour, une ville aseptisée et sans culture ? », « Singapour, pas authentique et sans saveur ? », « Singapour, juste du béton et des gratte-ciels ? », « Singapour, seulement pour les voyages d’affaires ? ». Le 5ème opus donne quant à lui une vision plus générale du pays.

Aériennes, accélérées ou ralenties, ces images révèlent toute la diversité et la richesse de Singapour.

« Je pense que ma « marque de fabrique » réside surtout dans le point de vue adopté dans mes vidéos, explique Benjamin Martinie. J’essaye toujours de me situer entre publicité institutionnelle -qualité de l’image, du montage- et témoignage personnel -images authentiques, spontanées et proches des populations locales dans la mesure du possible ». Avant d’ajouter, « c’est sûrement ce qui permet aux spectateurs de s’identifier et se projeter ».

Au total, les vidéos ont été vues plus de 3,5 millions de fois en cumulé. Un résultat dont l’Office du Tourisme de Singapour en France se réjouit, en espérant que les futurs touristes français envisageront désormais de rester à Singapour plus que le temps d’une courte escale.

 

Les vidéos ci-dessous sont également disponibles sur la page Facebook Singapour Le Mag:

« Singapour, une ville aseptisée et sans culture ? »  https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1695938210417385/

« Singapour, pas authentique et sans saveur ? »

https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1653303134680893/

« Singapour, juste du béton et des gratte-ciels ? »  https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1622865087724698/

« Singapour, seulement pour les voyages d’affaires ? »  https://business.facebook.com/VisitSingaporeFR/videos/1591417190869488/

 

Singapour: destination préférée des Expats

Gardens by the Bay ©Colombe Prins

Gardens by the Bay ©Colombe Prins

Pour la troisième année consécutive, Singapour reste la destination préférée des expatriés, devant la Norvège et la Nouvelle-Zélande.

Une économie forte et une agréable qualité de vie familiale, Singapour ne manque pas d’attraits pour les expatriés qui classent la Cité-Etat au premier rang des destinations plébiscitées, selon l’étude menée cette année et publiée récemment par HSBC. Singapour est depuis trois ans la ville où il fait bon vivre, en considérant à la fois des critères économiques, familiaux et d’expérience vécue.

Les trois-quarts des expatriés confient dans cette enquête Expat Explorer que ce pays d’accueil offre un meilleur potentiel pour accroître ses revenus que leur pays d’origine. Les expatriés interrogés ont en effet remarqué depuis qu’ils ont déménagé une hausse de 42% de leur revenu annuel pour atteindre une moyenne d’environ 118.000 dollars US. Et c’est d’ailleurs la raison principale qui pousse les expatriés à venir s’installer à Singapour, selon l’étude de la banque.

Autre raison avancée : l’amélioration de la qualité de la vie. En effet, Singapour est une des villes les plus sûres au monde.

Toutefois, la vie d’expat reste chère à Singapour, surtout pour les familles. Selon l’étude, neuf parents interrogés sur dix précisent que les structures d’accueil des enfants sont plus chères que dans leur pays d’origine. Mais Singapour étant reconnue pour la qualité de l’éducation des enfants, « l’investissement semble en valoir la peine », précise le compte-rendu de l’enquête.

Selon le même rapport, les trois principaux secteurs d’activités qui emploient des expatriés à Singapour sont le secteur financier, le secteur des télécommunications, de l’informatique et de l’Internet ainsi que le secteur de la construction et de l’ingénierie.

 

Un classement mondial

Après Singapour, la Norvège et la Nouvelle-Zélande sont ensuite les destinations les plus prisées selon le sondage Expat Explorer. Sur 46 pays, la France apparaît quant à elle 23ème du classement mondial. L’Hexagone est une destination de choix pour les personnes retraitées ou de plus de 55 ans.

 

Les expats français

L’étude HSBC met également en avant quelques éléments concernant les expatriés français en général qui gagneraient 10% de plus à l’étranger qu’en France.

Mais « bien que plus de la moitié des ressortissants français à l’étranger sont des expatriés en série (55% par rapport à une moyenne mondiale de 43%), leurs actifs sont plus répartis entre leur pays d’accueil et leur pays d’origine que le patrimoine des autres expatriés », souligne l’enquête avant de préciser « près de la moitié (46%) des expatriés français ont de la richesse dans leur pays d’accueil et 37% ont également des actifs dans leur pays d’origine (contre 33% des expatriés à l’échelle mondiale). »

Affordable Art Fair : une foire d’art devenue incontournable à Singapour

Love "Pop" Bobo Gorilla, oeuvre d'Arnaud et Adeline Nazare-Aga présentée par la galerie Art Porters. ©Artheline - Affordable Art Fair

Love « Pop » Bobo Gorilla, oeuvre d’Arnaud et Adeline Nazare-Aga présentée par la galerie Art Porters. ©Artheline – Affordable Art Fair

L’édition printanière d’Affordable Art Fair ouvre ses portes demain dans l’enceinte du F1 Pit Building. Jusqu’à dimanche, cette foire d’art contemporain à prix abordable met à l’honneur plus de 300 artistes singapouriens et étrangers. Toutes les œuvres –peintures, sculptures et photographies- sont comprises entre 100 et 10.000 SGD.

 

Singapour, la première ville hôte d’Asie

C’est en 2010 que Singapour accueille pour la première fois en Asie Affordable Art Fair. « Nous avons une scène artistique croissante et dynamique et il y a un fort engouement pour l’art ici », précise Alan Koh, le directeur de la foire à Singapour.

Aujourd’hui, Affordable Art Fair se tient dans 11 villes à travers le monde dont Hong-Kong et Séoul. Dès 2014, la Cité-Etat est l’une des rares villes à organiser deux salons par an.

« Depuis que nous avons lancé la foire ici à Singapour en 2010, nous avons vu comment nos efforts qui consistent à créer une atmosphère rassurante avec un art à prix abordable et à faire naître de nouveaux amateurs d’art à travers des initiatives éducatives et locales, ont contribué à l’augmentation d’acheteurs non seulement d’art asiatique et du sud-est asiatique, mais de tout art », explique Alan Koh.

Et pour preuve, Affordable Art Fair compte à chaque édition 50% de nouveaux visiteurs qui ne sont jamais allés à un évènement d’art avant, dont 30% qui achètent leur première œuvre d’art à cette occasion.

Le marché de l’art a évolué et les foires qui se multiplient sont devenues le lieu où collectionneurs et amateurs aiment acheter de belles pièces.

 

Une foire accessible

La particularité d’Affordable Art Fair est d’être une des foires les plus accessibles du grand public. On peut même y venir en famille et les activités pour occuper et intéresser les plus jeunes sont nombreuses.

« A Affordable Art Fair, on a l’impression que les gens qui n’y connaissent pas grand chose en art mais qui s’y intéressent, vont être plus à même de venir, de poser des questions et d’être plus direct dans la communication avec le marchant d’art ou l’artiste », raconte l’artiste français Arnaud Nazare-Aga qui y présente ses pièces très colorées chaque année depuis trois ans.

« Notre premier plaisir est de créer d’abord mais le second est de faire profiter nos créations à un maximum de personnes », précise le sculpteur avant de continuer « lors de ces foires, j’ai une vraie relation humaine avec mes clients qui m’apporte beaucoup de joie et d’inspiration ».

Demain, Arnaud et Adeline Nazare-Aga exposeront pour la première fois leurs nouvelles sculptures de gorilles façon Pop art. D’autres oeuvres d’art françaises seront également présentées comme les sculptures de Tania Nasr et les peintures de Loetitia Lemaire.