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Trash Hero, ces super-héros qui nettoient le littoral singapourien

Enfants et adultes apportent leur soutien au mouvement Trash Hero Singapore en collectant les déchets sur les plages du littoral singapourien. Ce jour-là, 60 kg d’ordures ont été récoltées en seulement une heure à East Coast. ©Colombe Prins

 

« Arrêtons d’utiliser du plastique ! », crie Maya, après avoir participé avec sa maman au nettoyage d’une partie de la plage d’East Coast, organisé par le mouvement « Trash Hero Singapore ».

Du haut de ses 6 ans, cette petite héroïne qui est « contente d’avoir fait un geste pour la planète en ramassant les déchets », lance un cri du cœur, un cri d’alerte. Comme elle, l’organisation Trash Hero Singapore veut « sensibiliser au gaspillage et inciter les gens à changer leur comportement de consommation au quotidien », explique Yanmei Yang, une bénévole, responsable de la stratégie de l’organisation.

Et c’est en nettoyant le littoral de ses déchets -en plastique- que la prise de conscience est la plus forte. « Comme tout le monde, je n’avais pas vraiment réalisé tout cela jusqu’à ce que je participe à mon premier ramassage de déchets l’année dernière, j’étais sous le choc en voyant toutes ces ordures sur la plage», raconte la jeune femme.

Depuis, Yanmei Yang participe dès qu’elle le peut aux nettoyages initiés à Singapour par Trash Hero en juin 2017. Aujourd’hui, c’est une communauté Facebook de plus de 1.200 personnes qui soutient ce mouvement localement. Mais Trash Hero est une organisation mondiale, lancée en Thaïlande en 2013 par un Suisse, Roman Peter. Depuis, c’est tout un réseau international de plus de 60 antennes réparties dans le monde, notamment en Indonésie, Malaisie, Birmanie, Chine ou Zimbabwe, qui portent les couleurs de Trash Hero.

Rien qu’à Singapour, près de 3.000kg de déchets ont été ramassés en 18 mois avec l’aide de 900 bénévoles. Deux à trois fois par mois, des évènements sont organisés pour passer au peigne fin des portions du littoral : à Sembawang ou à Pasir Ris, à East Coast ou à Coney island,…

La mer vide sur le sable sa poubelle et les bénévoles ramassent des pailles évidement mais aussi de minuscules boules de polystyrène, des boîtes et bouteilles en plastique, des fils de pêche en nylon et des mégots de cigarette, ou plus étonnamment des chaussures, des jouets d’enfants, des briquets, une tétine de bébé, des cordes d’amarrage ou un vélo…

Mais chaque vague ramène de nouveaux détritus, comme un cycle sans fin.« Nettoyer n’est pas la solution, car après notre départ, la plage redevient comme avant, explique Yanmei Yang, mais il faut que les gens changent leur façon de consommer ».

La principale mission de Trash Héro Singapore est donc d’éduquer les plus petits comme les plus grands sur la nécessité de réduire leur consommation de plastique.

 

 

Pour plus d’information :

Trash Hero Singapore

Le prochain nettoyage a lieu ce samedi 15 décembre à 16h à Marina Promenade.

 

Le Conscious Festival revient à Singapour ce week-end: un espace tendance pour l’environnement

Le Conscious festival a lieu du 3 au 4 novembre à l'hôtel ParkRoyal on Pickering. ©Green is the New Black

Le Conscious festival a lieu du 3 au 4 novembre à l’hôtel ParkRoyal on Pickering. ©Green is the New Black

Ce week-end, l’hôtel ParkRoyal on Pickering accueille cette année encore le Conscious Festival qui propose à la fois un salon -gratuit et accessible à tous- mettant en avant près de 70 marques asiatiques éco-responsables, et des conférences –payantes- réunissant plus de 45 experts singapouriens et étrangers sur le développement durable.

Organisé par la plateforme en ligne Green is the New Black, cet événement devrait accueillir pour sa 4ème année édition à Singapour, près de 5.000 personnes. « En 2015, le Conscious Festival avait rassemblé 600 personnes, nous doublons chaque année le nombre de participants », explique Paula Miquelis, co-fondatrice de cette entreprise sociale.

Green is the New Black, dont le nom signifie que l’écologie est la nouvelle norme et tendance, est une plateforme médias qui promeut un mode de vie en conscience et éco-responsable, en mettant en avant des marques asiatiques qui tentent au mieux de réduire leur empreinte carbone, dans les secteurs de la mode, de l’alimentaire, de la cosmétique, du lifestyle et des enfants. « Nous voulons être une plateforme médias où l’on trouve les informations et les ressources nécessaires comme savoir quelles marques consommer ou quelles actions concrètes mettre en place afin de continuer au mieux notre vie moderne et lutter collectivement à la baisse de notre empreinte carbone », précise Paula Miquelis.

Pour la Française, l’idée du Conscious Festival est d’« être présent physiquement pour aller à la rencontre des consommateurs pour qu’ils continuent ensuite l’expérience en ligne sur le site Green is the New Black ». Green is the New Black tente ainsi de créer autour de lui une communauté d’acteurs du changement en Asie, afin d’avoir collectivement un impact sur l’environnement.

Stephanie Dickson et Paula Miquelis sont les fondatrices de la plateforme médias Green is the New Black. ©Green is the New Black

Stephanie Dickson et Paula Miquelis sont les fondatrices de la plateforme médias Green is the New Black. ©Green is the New Black

Le Conscious Festival qui vient d’être lancé avec grand succès à Hong-Kong, en attirant plus de 4.500 visiteurs, « se veut être un espace accueillant, chaleureux, ouvert à tous et qui encourage les petites avancées étape par étape. Nous voulons que nos idées deviennent cool et à la mode, et nous essayons de faire déculpabiliser le public », ajoute Paula Miquelis.

Déculpabiliser les consommateurs, c’est aussi l’idée de Violaine Grimprel, fondatrice de Conscious Delights, qui exposera ce week-end lors du festival, ses confitures artisanales et locales.

« En créant ma marque de confitures, je voulais sublimer l’abondance que l’on a dans la région de fruits et de fleurs méconnus ou inexplorés mais aussi rendre désirables ces fruits qui sont en surplus sur les marchés car perçus comme trop mûrs ou pas assez jolis, et prolonger leur durée de vie », explique la Française qui se rend deux à trois fois par semaine au marché pour récupérer auprès des maraîchers « ces belles ressources à maturité qu’(elle) ne veut pas perdre. » Pour cette jeune entrepreneuse, « nous n’avons pas besoin d’acheter une confiture qui a fait plus de 10.000km, avec des ingrédients locaux, nous avons ici aussi des produits délicieux.»

Violaine Grimprel vient de  lancer Conscious Delights, sa marque de confitures locales et artisanales. ©Conscious Delights

Violaine Grimprel vient de lancer Conscious Delights, sa marque de confitures locales et artisanales. ©Conscious Delights

Violaine Grimprel qui participe pour la première fois à un salon, se dit aussi « curieuse d’échanger sur des sujets environnementaux avec d’autres entrepreneurs qui ont envie de faire bouger les lignes. » Faire avancer les choses grâce à des actions concrètes –mêmes petites- afin de réduire collectivement notre empreinte carbone, c’est l’esprit du Conscious Festival : optimiste et idéaliste.