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L’Union européenne célèbre les 25 ans de son festival de cinéma à Singapour

"La French", un film de Cédric Jimenez, présenté en ouverture du 25ème Festival de films de l'Union européenne.

« La French », un film de Cédric Jimenez, est présenté en ouverture du 25ème Festival de Films de l’Union européenne.

C’est aujourd’hui que débute à Singapour la 25ème édition du Festival de Films de l’Union européenne (EUFF). Cette année, l’événement est organisé conjointement par l’Ambassade de France et la délégation de l’Union européenne à Singapour. Il s’agit du plus ancien festival de films étrangers organisé à Singapour.

Jusqu’au 24 mai prochain, c’est au Golden Village de Suntec City qui a ouvert ses portes récemment, que seront présentés les 29 films du festival : des œuvres de divers pays de l’Union européenne pour la plupart mais aussi des productions ukrainienne, maltaise, turque, suisse ou islandaise. « Il nous est apparu important de montrer le cinéma de l’Europe entière, dans toute sa richesse et sa diversité, sans néanmoins perdre de vue l’objectif primordial de la qualité », explique Michael Pulch, Ambassadeur de l’Union européenne à Singapour. Et pour la première fois, la Lettonie, la Serbie et Malte participent à cette manifestation culturelle.

La sélection riche et variée proposée par ce festival est profondément ancrée dans la réalité, dans des réalités diverses, sincères et poignantes. Plusieurs films tels que « Dream Team » de Aigars Grauba, « The Consul of Bordeaux » de Joao Correia et Francisco Manso ou « See you in Montevideo » de Dragan Bjelogrlic sont en effet inspirés de faits réels. Tout comme le film « La French » (« The Connection » en anglais) réalisé par Cédric Jimenez, qui doit être présenté ce soir en ouverture du festival. Sorti sur les écrans en 2013, ce long-métrage français qui met en scène le duo devenu célèbre, Jean Dujardin et Gilles Lellouche, se plonge dans le Marseille des années 1970, capitale mondiale de l’héroïne à l’époque.

C’est une Europe sans artifice qui se montre à Singapour. « Le cinéma européen que nous présentons dans le cadre de notre festival est avant tout un cinéma d’auteur. Parfois réalistes, parfois issues tout droit de l’imagination des cinéastes, les productions du millésime 2015 sont des films très personnels, représentatifs de leurs pays d’origine et – chacun à sa manière – uniques », poursuit l’Ambassadeur de l’Union européenne à Singapour.

Du 22 au 24 mai, la Cité-Etat accueille également un autre festival qui met en avant, cette fois, les talents cinématographiques français. La 4ème édition du festival du film français d’animation se déroule à l’Alliance française dans le cadre de l’événement culturel « Voilah ! » et propose 6 dessins-animés qui sauront plaire aux petits et aux grands.

Pour en savoir plus :

http://www.euff.sg

http://www.alliancefrancaise.org.sg

Plongée au coeur des Océans

Le célèbre photographe français, Yann Arthus-Bertrand présente l’exposition « Planète Océan » à Gardens by the Bay, du 8 mai au 28 juin, dans le cadre du festival culturel « Voilah! » organisé conjointement par l’Ambassade de France à Singapour et l’Institut Français.

Pour en savoir plus, lisez l’article consacré à l’exposition: « le photographe Yann Arthus-Bertrand expose à Gardens by the Bay ».

Le photographe Yann Arthus-Bertrand expose à Gardens by the Bay

Baleine au large de la péninsule de Valdés, Argentine. ©Yann Arthus-Bertrand

Baleine au large de la péninsule de Valdés, Argentine. ©Yann Arthus-Bertrand

Près de dix ans après avoir présenté à Singapour l’exposition « La Terre vue du ciel », Yann Arthus-Bertrand revient avec un autre projet photographique, « Planète Océan » qui sera exposé jusqu’au 28 juin à Gardens by the Bay, dans le cadre du festival culturel français « Voilah ! ». Environ 70 photos aériennes et sous-marines montrent l’océan dans toute sa splendeur, mystérieuse mais aussi vulnérable. Les clichés, grands formats, sont affichés sous les colonnes situées en face des arbres métalliques géants du Supertree Grove.

C’est en 2012 que le célèbre photographe français lance avec sa fondation GoodPlanet son programme « Océan » afin de sensibiliser le public à la protection de l’univers marin. Il conçoit alors une exposition « Planète Océan » en collaboration avec Brian Skerry, spécialiste des photos sous-marines ainsi qu’un documentaire éponyme avec le réalisateur français, Michael Pitiot, qui sera projeté ce soir à Singapour lors du vernissage de l’exposition mais qui est aussi disponible en ligne sur YouTube et le site Internet de la fondation.

Depuis trois ans, l’expo-photo « Planète Océan » a déjà voyagé : Genève, Barcelone, Lisbonne, Berlin, Le Havre, Dinard et même Manille. « Il est justement temps de prendre soin de nos océans », explique Yann Arthus-Bertrand. « C’est pourquoi j’ai collaboré avec Brian Skerry sur ce projet, ses images sous-marines et les miennes se répondent très bien je crois pour illustrer le lien entre l’Homme et l’Océan. Ce lien est puissant et vital à notre survie mais aussi fragile si on n’y prend pas garde », ajoute-t-il.

Les océans, « le futur de l’humanité »

Pollution, surpêche, transport de marchandises, Yann Arthus-Bertrand montre en images les maux des Océans, causés par les excès et les abus de l’Homme alors même que pour le photographe spécialiste de l’environnement, les océans sont « le futur de l’humanité ». « Nous avons tendance à négliger le rôle de l’océan dans notre vie mais c’est un tort. C’est là que la vie est apparue, c’est de là que provient 80% de l’oxygène que nous respirons, c’est aussi de là que provient la principale source de nourriture pour un milliard de personnes et 50% d’entre nous vivent à moins de 100 km des côtes. C’est aussi l’océan qui régule notre climat », précise Yann Arthus-Bertrand.

Le festival culturel « Voilah! » met notamment la Terre à l’honneur ainsi que ses profondeurs marines. Une autre exposition intitulée « The Deep exhibition » se tiendra du 7 juin au 31 août, au ArtScience Museum de Singapour.

Pour voir quelques photos de l’exposition, plongez au coeur des Océans!

Pour plus d’informations pratiques:

www.voilah.sg

www.gardensbythebay.com.sg

Thaipusam, une fête hindoue célébrée à Singapour

Les communautés tamoules de Singapour et de Malaisie ont célébré, le 3 février dernier, Thaipusam, une fête religieuse hindoue qui a lieu le jour de la pleine lune du mois « Thai » -soit en janvier ou février en fonction des années- afin de rendre hommage au dieu de la guerre Murugan, appelé aussi Subramaniam.

A l’occasion de ce festival interdit en Inde, les fidèles organisent une procession de plusieurs kilomètres au cours de laquelle certains d’entre eux portent de lourdes et hautes structures métalliques –des kavadis- qui leur transpercent la peau du torse. D’autres se percent la bouche et ou la langue, chaussent des semelles à pics, accrochent des grelots sur leur dos ou portent des pots remplis de lait en guise d’offrandes.

En pratiquant ces rites, les fidèles cherchent notamment à se purifier du mal et à montrer leur gratitude au fils de Shiva.

A Singapour cette année, près de 10.000 personnes ont participé à ce festival, selon le quotidien Straits Times, parmi lesquelles 280 ont porté un kavadi sur les épaules, pour se rendre du temple Sri Srinivasa Perumal, en plein cœur de Little India, au temple Sri Thendayuthapani, situé rue Tank Road.

Les festivités du Nouvel An chinois commencent à Singapour

Le Nouvel An chinois célèbre la chèvre. ©Kreta Ayer-Kim Seng Citizens Consultative Committee.

Le Nouvel An chinois célèbre la chèvre. ©Kreta Ayer-Kim Seng Citizens Consultative Committee.

Dès demain débuteront à Singapour les festivités du Nouvel An chinois. Pendant près de deux mois, la Cité-Etat célèbrera l’une des fêtes les plus importantes du calendrier lunaire qui met cette année la chèvre à l’honneur.

Le quartier de Chinatown s’illuminera ce samedi soir à 18h pour revêtir les traditionnelles couleurs chaudes et vives du Nouvel An chinois et ce jusqu’au 19 mars prochain.

Cette année, les célébrations placées sous le thème de « l’abondance de joie et de prospérité » revêtent un caractère exceptionnel car elles donnent aussi le coup d’envoi des festivités liées au cinquantième anniversaire de Singapour.

Selon le quotidien Straits Times, près de 1.500 lanternes en forme de pièces d’or et 338 en forme de chèvres décoreront le quartier.

Des spectacles nocturnes de danses et de chants traditionnels devraient aussi avoir lieu dès demain, sur la place Kreta Ayer Square.

Dans le plus grand respect de la tradition, un arbre à vœux sera installé dans le centre commercial de Chinatown Point. Et dans les rues de Pagoda Street, Smith Street, Sago Street, Temple Street et Trengganu Street, des étales mettront en avant toutes les spécialités culinaires et artisanales de cette fête.

A ne pas manquer le 7 février, la compétition internationale de « Danse du Lion » dans laquelle devraient concourir de nombreuses troupes de danseurs singapouriens et d’Asie Pacifique.

Chinatown n’est évidemment pas le seul endroit à Singapour à fêter la nouvelle année de la chèvre.

Marina Bay s’éclairera à son tour en présence du Premier Ministre Lee Hsien Loong, avec un premier feu d’artifice le 17 février puis un second le 18 à l’occasion du décompte avant le premier jour de l’année lunaire, célébrée en 2015 le 19 février.

Douze jours de fêtes et de spectacles vivants auront lieu sur la plateforme flottante de la Marina. A l’occasion du jubilé de Singapour, cette manifestation, « River Hongbao » qui a lieu chaque année depuis 29 ans, promet d’être l’une des plus remarquables de son histoire, avec notamment des spectacles acrobatiques et une exposition de photos portant sur les célébrations d’époque du Nouvel An chinois.

Pour en savoir plus :

http://chinatownfestivals.sg

http://www.riverhongbao.sg

Ernest Zacharevic et son « street-art »

D’origine lituanienne, Ernest Zacharevic est un jeune artiste-graff de 28 ans installé sur l’île de Penang en Malaisie depuis 4 ans. Il peint sur les murs des villes du monde entier et commence à acquérir une certaine notoriété dans le monde du « street-art ». Singapour, Japon, Belgique, Norvège, Lituanie: il aime voyager pour son art. Les enfants sont très présents dans ses peintures murales.

Pour en savoir plus, lisez l‘artiste Ernest Zacharevic fait le mur.

 

L’artiste Ernest Zacharevic fait le mur

Ernest Zacharevic en Norvège en 2013.

Ernest Zacharevic en Norvège en 2013. ©Ernest Zacharevic

Sur les photos, il s’amuse à se cacher avec son pinceau ou à se mettre dos à l’objectif. Ernest Zacharevic préfère rester discret compte tenu de « la nature de ce qu’il fait » , explique son agent. Ce jeune Lituanien de 28 ans est « artiste-graff ». Ses oeuvres sont peintes sur les murs de plusieurs grandes villes du monde comme Bruxelles, Barcelone, Vilnius, Atlanta…

Le Wall Street Journal le présentait déjà il y a trois ans comme étant le « nouveau Banksy », un célèbre graffeur anglais dont on ne connaît même pas l’identité. A croire que la discrétion est une qualité requise pour ce métier d’artiste de rues.

De la Lituanie à la Malaisie

Né à Vilnius, Ernest Zacharevic a étudié les beaux-arts à Londres et vit aujourd’hui sur l’île de Penang en Malaisie. « J’avais juste l’intention d’y rester un petit moment mais la dernière chose que je sais c’est que cela fait déjà quatre ans et je me sens toujours aussi bien », explique-t-il.

Le jeune homme y a installé son studio où il prépare en amont chacune de ses œuvres, à l’aide de photos par exemple, afin de passer le moins de temps possible dans la rue.

Il se consacre pleinement à son art qu’il décrit comme « public » et ce qui lui plait c’est que ses œuvres peuvent être vues par tous les passants et ne sont pas confinées dans une galerie. « Je pense qu’une grande peinture murale peut définitivement améliorer l’apparence d’une ville », confie-t-il.

Son art de rue

A ses fresques, Ernest Zacharevic aime ajouter des objets ordinaires ou étonnants qui deviennent partie intégrante de l’œuvre transformée en trois dimensions. C’est ainsi qu’il utilise une vieille bicyclette à Georgetown (Malaisie), un chariot de supermarché à Singapour ou une brouette de jardinier à Kuching (Malaisie).

« J’aime la spontanéité de l’image, comment elle interagit avec une communauté de gens dans un environnement abstrait », raconte l’artiste si jeune mais déjà prolifique.

Adolescent, il commence à peindre quelques graffitis dans sa ville natale mais c’est en Angleterre qu’il découvre le « street art » et depuis ces peintures murales n’ont cessé d’être de plus en plus grandes.

En Malaisie, ce jeune lituanien s’est fait un nom dès 2012 avec son projet intitulé « Mirrors George Town » pour lequel il peint de grandes oeuvres murales destinées à réhabiliter les rues du centre historique de la capitale de Penang.

Un artiste culotté

En 2013, sur les murs de Johor Bahru, à la frontière entre la Malaisie et Singapour, il peint une scène controversée représentant une femme en personnage de Lego avec un sac Chanel, menacée par une autre figurine portant un couteau, dénonçant ainsi le problème de l’insécurité auquel est confrontée la ville. Des photos de l’oeuvre ont été partagées sur les réseaux sociaux mais les autorités malaisiennes ont aussitôt fait effacer la peinture.

Même à Singapour, Ernest Zacharevic ose son art. En 2013, il peint de larges scènes sur les murs d’habitations privées –avec l’accord préalable des propriétaires- dans les rues de Victoria Street et de Joo Chiat Terrace par exemple. Les œuvres sont encore visibles aujourd’hui et donnent un certain cachet aux quartiers.

En octobre dernier, un livre intitulé « Street art, de Banksy à Zacharevic, découvrez les artistes et les œuvres les plus représentatives de l’art urbain du monde entier » est paru aux éditions Larousse, confirmant ainsi le talent et la notoriété de ce si jeune artiste.

Pour en savoir plus sur ses oeuvres, regardez Ernest Zacharevic et son « street-art ».

Deux festivals de cinéma et deux exemples de femmes derrière la caméra

Cinema 2 festivals 2 femmesSingapour met le cinéma à l’honneur cette semaine. D’abord le cinéma français avec la 4ème édition du Rendezvous with French Cinema qui se déroule jusqu’au 7 décembre dans la Cité-Etat, puis le cinéma international quoique essentiellement asiatique avec le Singapore International Film Festival (SGIFF) qui a débuté hier pour une dizaine de jours.

Le festival français met l’accent cette année sur Juliette Binoche -l’une des actrices françaises les plus connues à l’étranger pour son rôle dans le Patient anglais en 1996- en programmant la projection du documentaire « Juliette Binoche : dans les yeux » réalisé par sa sœur Marion Stalens. Mais ce Rendezvous avec « le meilleur du cinéma français contemporain » fait aussi la part belle à une nouvelle génération d’acteurs et de réalisateurs français. Audrey Dana, la réalisatrice de « Sous les jupes des filles » et Philippe de Chauvron, le réalisateur de « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu » accompagné de deux de ses acteurs Medi Sadoun et Emilie Caen, forment la relève et sont venus à Singapour présenter leur film.

Le SGIFF célèbre quant à lui son 25ème anniversaire, avec 147 films de 50 pays différents présentés. Pour la première fois, le festival s’est ouvert avec la projection d’un film singapourien, « Unlucky Plaza » de Ken Kwek. « Ceci est un changement significatif qui révèle notre engagement à développer nos propres talents », explique Wahyuni Hadi, directrice exécutive du SGIFF. L’organisatrice du festival rappelle que « le cinéma singapourien a émergé dans les années 1990. Après l’indépendance de Singapour, il y a eu une période de transition pendant laquelle le pays a du développer sa propre industrie cinématographique et trouver son identité ». Mais aujourd’hui, selon Wahyuni Hadi « une vingtaine de films sont produits chaque année, ce qui est plutôt beaucoup par rapport à la taille du pays », précise-t-elle.

Deux portraits de femmes

Wahyuni Hadi, justement est aussi la co-productrice du film d’Anthony Chen « Ilo-Ilo » qui est le premier film singapourien à avoir remporté en 2013 la Caméra d’Or au Festival de Cannes. « Ce film est devenu une référence pour notre cinéma », raconte la jeune femme connue dans le milieu pour son engagement dans la promotion du cinéma indépendant singapourien. En 2013, elle publie « Derrière la caméra », un livre qui retrace l’histoire contemporaine de l’industrie du film singapourien à travers une série d’anecdotes personnelles. « Le cinéma, comme beaucoup d’autres secteurs, est dominé par les hommes, notamment en Asie du Sud-Est, explique la directrice exécutive du SGIFF. Cependant, confie-t-elle, il y a un nombre croissant de femmes productrices, commissaires ou directrices artistiques et j’espère surtout pouvoir servir d’exemple aux jeunes femmes qui veulent tenter leur chance dans l’industrie cinématographique ».

La française, Audrey Dana, est un autre exemple de femme qui ose, cette fois en France. A 37 ans, elle vient de réaliser son premier long-métrage, « Sous les jupes des filles », qu’elle est venue présenter dans la Cité-Etat. Entourée d’une jolie bande de dix copines actrices, Audrey Dana fait ses débuts derrière la caméra avec un film engagé et féministe. « Je veux adresser un message de liberté aux femmes », explique la réalisatrice qui se compte parmi « seulement les 3% de réalisatrices dans le monde ». Audrey Dana appartient à cette nouvelle génération d’actrices du cinéma français. Repérée par Lelouch, elle est nommée en 2008 aux César du Meilleur Espoir Féminin pour le film « Roman de gare » et remporte le prix Romy Schneider. Elle est ensuite à l’affiche notamment de « Bruit de glaçons » de Bertrand Blier, de « Ces amours-là » de Claude Lelouch et de « Denis » de Lionel Bailliu. Audrey Dana qui « désormais ne voudrai(t) plus que faire de la réalisation », prépare un second long-métrage « Si j’étais un homme », prévu pour septembre 2016.

Le violoniste Renaud Capuçon en concert à Singapour

Le violoniste français Renaud Capuçon en concert à l'Esplanade Concert Hall.

Le violoniste français Renaud Capuçon en concert à l’Esplanade Concert Hall.

Le violoniste français joue ce samedi sur la scène de l’Esplanade Concert Hall, avec le Singapore Symphony Orchestra. Sous la direction de Lan Shui, il doit interpréter le concerto pour violon No.3 en G majeur de Mozart.

Depuis cinq ans environ, Renaud Capuçon est invité chaque année à manier son archet dans la prestigieuse salle de concert de Singapour. Le musicien serait presque devenu un habitué de ce lieu qu’il affectionne.

« J’ai créé avec cet orchestre une sorte de complicité que je retrouve chaque année et même si nous ne nous voyons que deux jours, une fois par an, j’ai l’impression que l’on s’est quitté la veille », raconte le soliste pour qui « faire de la musique avec le Singapore Symphony Orchestra devient quelque chose de naturel ». Une certaine connivence semble même s’être installée entre le Français et le chef d’orchestre, qui plaisantent tous deux volontiers lors des répétitions pourtant menées à la baguette.

Dirigé par Lan Shui depuis 1997, le Singapore Symphony Orchestra composé de 96 membres a acquis une certaine reconnaissance internationale et cherche justement à créer « un pont entre les traditions musicales d’Asie et de l’Ouest ». L’affiche de ce soir en est donc la parfaite illustration.

Pour Renaud Capuçon, « Singapour est aujourd’hui devenue une place forte en Asie pour la musique classique, avec une magnifique programmation ».

Le public singapourien est « un public de connaisseurs très fidèles qui apprécient que les Européens viennent à eux », précise le violoniste qui dédicace des centaines de disques lors de chaque concert donné dans la Cité-état.